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Publié le par Inès
Publié dans : #Inèstardust

Salut, c’est Inès ! Je suis de retour, mais toujours bloquée en 1967.

Avant tout, je voudrais remercier ceux qui ont partagé des commentaires encourageants concernant mon premier article. J’en ai été vraiment très touchée.

Aujourd’hui, nous tendrons nos oreilles vers l’album Strange Days du groupe The Doors. C’est un album que j’écoute rarement et un groupe que je connais beaucoup moins bien que celui dont je vous ai parlé la semaine dernière. J’essaierai quand même d’en donner une description intéressante qui vous donnera envie de l’écouter ou le réécouter.

Strange Days est le deuxième album des Doors, sorti en 1967. C’est un album de 35 minutes pour 10 titres, sauf si vous écoutez comme moi la réédition sortie en 2006, qui comprend deux bonus.

Dans l’ensemble c’est un album au rythme régulier, que j’ai trouvé assez plat et incompréhensible à la première écoute. Mais après plusieurs tentatives, il est devenu très étonnant, alors, pardonnez le blasphème de la phrase précédente. Il y a quelque chose de fort dans la voix et la poésie de Jim Morrison ; quelque chose qui ne doit surtout pas nous faire négliger l’énergie créée par Robby Krieger à la guitare, John Densmore à la batterie, et Ray Manzarek au piano basse.

La plupart des morceaux dégagent une certaine angoisse, un mélange de certitude et d’espoir qui finalement se transforme en résignation. Même lorsque l’on se détend avec Love me two times, tout finit par s’envoler dans une panique terrible. C’est tellement prenant qu’on a l’impression de perdre pied. Cette panique est exprimée aussi dans You’re lost little girl. La petite fille est perdue, elle ne peut rien y faire, et ne doit de toute façon rien y faire mais elle a des raisons d’être énervée ; contre elle-même, contre le monde. Les paroles sont souvent simples mais expriment beaucoup. Et c’est L’évolution des sonorités qui complexifie chaque morceau. C’est un enchaînement de décadences, comme dans People are strange dont les 20 premières secondes sont faites d’une mélodie légère qui laissent place à quelque chose d’ultra puissant, angoissant et rassurant à la fois.

Le morceau le plus intéressant est très certainement celui qui est aussi le plus long : When the music’s over ; 11 minutes psychédéliques qui clôturent l’album et le résument avec deux citations importantes : "Music is your only friend, until the end" et "We want the world, and we want it now”.

A presque tous les morceaux, c’est à Ray Manzarek que je vouais la plus grande admiration. Sa contribution aux mélodies est explicite et crée une ambiance parfois aquatique, si le mot est permis.

Finalement, c’est un album sombre, très intime, une sorte d’implosion. Il faut pénétrer cet album, s’en laisser submerger pour comprendre pourquoi Jim Morrison a atteint le rang d’icône.

Je vous remercie pour cette seconde lecture. J’essaierai de revenir très vite avec un groupe français, pour changer ! A+

The Doors - Strange Days

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