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Publié le par Inès
Publié dans : #Inèstardust

Salut les copains ! Après un week-end passé à boire trop de bières avec Michel et d’autres personnes fort sympathiques, j’ai envie de vous parler de l’un de mes albums préférés : Pearl de Janis Joplin. C’est son quatrième album, son meilleur album, et le plus connu. C’est évidemment le plus triste puisqu’il est sorti le 11 janvier 1971, trois mois après le décès de la belle Janis. D’une certaine manière, Pearl marque la fin d’une époque qui en inspira une autre. On quitte violemment le blues rock pur et froid pour laisser place petit à petit au glam rock des années 70.

L’album dure 35 minutes, pour dix morceaux (si on ne compte pas les quatre enregistrements live intégrés en bonus dans la réédition de 1999). Janis y est accompagnée pour la première et la dernière fois par le Full Tilt Boogie, composé de quatre musiciens : John Till à la guitare, Brad Campbell à la basse, Clark Pierson au piano et Ken Pearson aux claviers. Mise à part la tristesse due au contexte de production de l’album, c’est objectivement un album d’une très grande qualité due à son éclectisme, son authenticité et son intelligence lyricale.

C’est un album d’amour et d’espoir extraordinairement pur et honnête. Dans ses paroles, Janis ne s’invente pas, elle se livre. Elle arrive étonnamment à exprimer une tristesse immense sur des mélodies qui font du bien; des mélodies joyeuses que l’on doit à un groupe très présent sur de longues mesures instrumentales comme dans Move Over et Half Moon. Rien n’est stable dans cet album, et tout est poignant. Même lorsque Janis disparaît et que le groupe se retrouve abandonné sur Buried alive in the blues, sans paroles mais avec la même mélancolie et un grand intérêt musical. C’est vraiment beau d’entendre comme le piano rencontre la guitare et comme tout s’enchaîne.

Le plus remarquable chez Janis Joplin reste toutefois sa capacité à réaliser des performances vocales puissantes. C’est dans Cry Baby que cela se comprend le mieux. Sur les quatre minutes de ce morceau, on entend tous les effets possibles de sa voix : quand elle se casse, quand elle hurle, quand elle murmure. C’est une incitation à la crise de larmes, c’est formidable. Et ça continue avec Me and Bobby McGee, sûrement le morceau le plus triste de l’album.

Janis est en permanence partagée entre douceur et puissance, entre psychédélisme et blues. Tout ce qu’elle fait est authentique et poignant.

Je profite de ce moment pour vous prodiguer un conseil que vous ne regretterez jamais d’avoir suivi : regardez le film Janis : Little Girl Blue, réalisé par Amy J. Berg et sorti en France en janvier dernier. C’est un très beau documentaire, fruit d’un énorme travail de recherche. Le montage à partir d’images d’archives est formidable, les témoignages sont évidemment intéressants. C’est une merveille qui m’a fait comprendre quelle personne formidable était Janis Joplin.

Janis Joplin - Pearl (1971)

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