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Publié le par Inès
Publié dans : #Inèstardust

Hello ! Après deux semaines, je suis de retour. Pour ce quatrième article, j’hésitais entre vous parler de Janis Joplin, The Cure ou The Smiths. Finalement, mes hésitations ont pris fin grâce à une apparition lumineuse nommée Christophe. Pas le chanteur hein, mais un lecteur, à qui je n’ai pas eu la chance de parler directement, mais qui a demandé une chronique sur un album du grand Hubert-Félix Thiéfaine. Les désirs de ceux qui nous lisent sont des ordres, et celui-ci sera exécuté avec plaisir. Soit dit en passant, vos demandes (ok, il n’y en a eu qu’une) et vos commentaires me font toujours très plaisir. Et du coup je suis encore toute heureuse que Michel m’ait proposé d’écrire sur son blog.

Excusez-moi pour cet instant-émotion, on peut maintenant parler de choses sérieuses, parlons de Dernières Balises (avant mutation). Selon moi (et selon ma mère, donc c’est infaillible), c’est son meilleur album. Il est sorti en juin 1981, faisant suite à trois autres albums. Il est composé de 10 titres pour une durée totale de 37 minutes.

Le titre de l’album annonce une atmosphère apocalyptique, comme s’il avait été écrit dans 200 ans, sur les poussières de notre monde. Sa pochette, dans le même esprit, est un chef-d’œuvre de provocation perverse terriblement sombre et incontestablement orignal. Cet album est un concentré d’obscurité, on se croirait dans un cimetière où toutes les tombes seraient ouvertes.

Tout commence avec 113ème cigarette sans dormir, avec son rythme addictif mené par les percussions et les basses. Tout est dingue dans ce morceau, et ce n’est que le début. Vient ensuite le fameux Narcisse 81, complètement dingue aussi. Cette fois, c’est la guitare qui l’emporte. L’humanité décrite à travers Narcisse est pleine de désespoir, les paroles s’enchaînent à merveille, rien n’est laissé au hasard, c’est complètement fou.

C’est tout de même assez difficile à saisir. Quand j’écoute Thiéfaine, je ne sais pas si j’ai envie de danser ou d’ouvrir un dictionnaire pour vraiment comprendre ce qu’il essaie de communiquer. On a un peu de répit avec Mathématiques sous-terraines, une chanson douce pour se reposer de la guerre déclarée dans les deux premières, une chanson pour chialer. Puis l’album continue dans sa tension morbide, ça a quelque chose d’unique et exceptionnel. C’est une boîte à bijoux où des araignées ont tissé leurs toiles. On va de la comptine mortuaire Scènes de paniques tranquilles au tango maladif Exil sur planète fantôme, c’est vraiment poignant, presque gênant.

En plus de la voix transcendante d’HFT et ses paroles improbables, l’album offre l’écoute d’une variété de rythmes et d’instruments. C’est magnifique tant c’est travaillé et bien accordé.

Hubert-Félix Thiéfaine - Dernières balises (avant mutation) 1981

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christophe g. 11/06/2016 18:58

ton lumineux christophe est plutot un peu dingue et paumé.je te demande l'autorisation de délirer:bloqué depuis 22h43 dans cet ascenceur avec mon alligator et mon corbeau je ressent les fastes de la solitude.j'ai fumé ma 113ème cigarette sanns dormir.alors je te fait mes adieux et t'en remet au vent.je n'ai pas de mots assez durs pour te dire...merci!

Inès 12/06/2016 03:29

Ouaaaaaaaaaw c'est le plus beau commentaire qu'on m'ait jamais adressé. Merci, merci, merci ! ❤ plein de bisous.

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